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La séquence d’agression se compose de trois phases : la menace, l’agression en elle-même puis l’apaisement.
La menace
La fonction première de la menace est d’éviter l’agression, le conflit mais elle peut également servir à diminuer les défenses de la cible.
La menace va être caractérisée par une posture de l’animal, une mimique, des vocalises. Quand le chien menace, ses poils peuvent être hérissés, il se tient bien droit, le mufle est plissé, il regarde son adversaire droit dans les yeux. Le chien essaye d’effrayer, de dissuader, ce qui passe par une augmentation du volume (posture bien droite et poils hérissés).
L’ensemble des postures, mimiques sont apprises très tôt par les chiots pendant la période de socialisation. La menace va être efficace si elle est comprise par celui qui est en face, elle doit être crédible.
Entre deux chiens, la menace fonctionne car elle demande moins d’énergie que l’agression. Dès qu’il y a soumission de la part de l’autre, la menace s’arrête. Lors d’une séquence de prédation, la menace n’existe plus, l’agression sert à tuer.
Les conduites agressives
Elles sont divisées en plusieurs catégories. Cette clasiification a été établi par Moyer :
- agression entre mâles : c’est en relation avec la dominance. La menace n’a pas suffit. Généralement, cette agression va être rapidement inhibée par une soumission de la part de l’autre.
- agression entre femelles : se produit lorsqu’il y a trop de femelles en gestation ou en période d’œstrus dans un espace trop restreint ainsi que des ressources trop faibles.
- agression par peur : les occasions d’avoir peur pour un chien ne manquent pas : environnement, humain, autres chiens. C’est une morsure qui n’est généralement pas délabrante mais qui consiste en plusieurs morsures rapides.
- agression par irritation : la cause principale est la douleur. Ce n’est pas forcément de la maltraitance mais ce peut être une plaie et pour les chiens âgés, ce peut être de l’arthrose par exemple.
- agression territoriale : le chien défend l’espace dans lequel il vit où il y trouve les ressources dont il a besoin. Il y expulse tout individu qui y rentre.
- agression instrumentalisée : un apprentissage s’est produit, en effet l’animal a appris qu’agresser met fin à sa peur, à sa douleur, à la situation désagréable dans laquelle il est. Il a appris que la morsure dans ce cas était une réponse adaptée. Il fait cet apprentissage quand les menaces ne sont plus prises en compte et dans ce cas elles disparaissent ou sont très réduites.
On peut également rajouter à cette classification l’agression redirigée : pour le chien, il n’est pas possible d’attendre une cible mais il peut atteindre un autre but. Il peut agresser un être vivant, un objet, lui-même (pattes ou queue) ou encore la personne qui interrompt l’interaction.
L’agression la plus fréquente est celle provoquée par la peur. L’animal a autour de lui une zone personnelle variable selon les individus. La zone d’évitement vient autour de la zone personnelle. Entre les deux se situe la distance critique où l’animal va accepter ou non l’approche d’un individu. Si cette distance critique est franchie par un individu menaçant, plusieurs réactions d’adaptation sont possibles pour rétablir cette distance critique :
- la fuite
- la menace et si elle n’est pas entendue l’agression
- l’immobilisation (inhibition)
Lorsque le chien est en laisse, il ne peut pas fuir. De ce fait, on voit qu’il va généralement menacé. Le fait d’être en laisse le rend menaçant voire agressif.
L’apaisement
Il se caractérise par des comportements spécifiques : celui qui a « gagné » vient poser sa patte sur le dos du « perdant » ou encore vient le lécher. L’agression est finie.
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